Mariage, séparation, concubinage : le 31 décembre décide de tout
En matière d'impôt, votre situation familiale au dernier jour de l'année s'applique à l'année entière. Un mariage le 30 décembre compte comme douze mois de mariage.
C’est l’une des règles les plus méconnues et les plus lourdes de conséquences : l’administration regarde votre situation au 31 décembre, et l’applique à toute l’année écoulée.
Vous vous mariez
Vous êtes imposés en commun pour l’année entière, même si le mariage a eu lieu le 30 décembre. Les deux revenus s’additionnent, et vous ne déposez plus qu’une seule déclaration.
L’addition des revenus fait grimper le taux — c’est mécanique, l’impôt est progressif. Fribourg corrige cet effet par le splitting : le taux appliqué au couple est celui qui correspond à la moitié du revenu global. Concrètement, le canton compte parmi ceux qui traitent le mieux les couples mariés.
Vous vous séparez
Même logique, en sens inverse : chacun est imposé séparément pour l’année entière, dès lors que la séparation est effective au 31 décembre. Deux déclarations, deux dossiers, deux situations à reconstruire.
C’est souvent l’année la plus délicate à établir, parce qu’il faut répartir des éléments qui étaient communs jusque-là.
Vous vivez en couple sans être mariés
Les concubins sont toujours taxés séparément : les revenus ne s’additionnent jamais. En revanche, tout ce qui touche aux enfants — la déduction, le barème applicable — dépend de l’autorité parentale et de qui verse ou reçoit quoi. C’est là que des montants se perdent, presque toujours par méconnaissance.
Les pensions alimentaires
La règle vaut d’être connue : ce que l’un verse, l’autre le déclare. Mais dès que l’enfant devient majeur, tout change — la pension cesse d’être déductible chez celui qui la verse, et cesse d’être imposable chez celui qui la reçoit. Le parent qui paie bascule alors sur un autre avantage.
Beaucoup de déclarations continuent des années sur l’ancien schéma.
Une année où votre situation change mérite un regard
Mariage, séparation, naissance, départ d’un enfant : ce sont exactement les années où l’on se trompe, et où il y a le plus à gagner à bien faire.
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