Salaire ou dividende : comment se payer dans sa propre Sàrl
Les deux sont possibles, aucun n'est gratuit, et l'équilibre entre les deux se calcule. Ce qu'il faut savoir avant de décider — et l'erreur qui coûte cher.
Vous êtes associé-gérant de votre Sàrl. L’argent est dans la société, vous en avez besoin. Deux chemins, et ils n’ont pas les mêmes conséquences.
Le salaire
Il est soumis aux cotisations sociales, payées pour moitié par vous et pour moitié par la société : environ 10,6 % pour l’AVS, l’AI et les APG, auxquels s’ajoutent l’assurance chômage, l’assurance accidents et la prévoyance professionnelle.
En contrepartie, il construit vos droits — rente AVS, deuxième pilier, couverture en cas d’accident — et il se déduit du bénéfice de la société.
Le dividende
Il se prélève sur le bénéfice après impôt : la société a déjà payé sa part, et le dividende n’est pas déductible.
À la sortie, un réflexe surprend souvent les nouveaux entrepreneurs : la société doit retenir 35 % d’impôt anticipé et les verser à la Confédération. Vous les récupérez, mais uniquement si le dividende est correctement déclaré.
L’atout : si vous détenez au moins 10 % du capital, le dividende n’est imposé que sur 70 % de son montant, aussi bien au fédéral qu’à Fribourg. Et il ne supporte aucune cotisation sociale.
L’erreur qui coûte cher
Se verser un salaire minuscule et un gros dividende paraît malin. C’est exactement ce que les autorités surveillent.
Quand le salaire est manifestement trop bas et que le dividende est disproportionné, une partie du dividende est requalifiée en salaire, avec les cotisations qui vont avec — souvent sur plusieurs années d’un coup. L’inverse existe aussi : un salaire anormalement élevé peut être traité comme une distribution déguisée de bénéfice.
Il n’y a pas de recette toute faite du type « un tiers, deux tiers ». Il y a une rémunération défendable au regard de votre travail réel.
Ça se calcule, une fois par an
Le bon équilibre dépend de votre bénéfice, de votre âge, de votre prévoyance et de ce que vous voulez construire. Ce n’est pas une décision à prendre au moment du bouclement, en vitesse.
Parlons-en : 026 303 36 69.